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Dans le cadre de son séminaire permanent sur le LIBAN,
Le CADMOS Centre d’Analyse des Différends et leurs Modes de Solution
Vous invite à assister à la table ronde sur le thème :
« La question libanaise, trente ans après : vers la reconquête de la Souveraineté ? »
Mercredi 13 avril 2005 de 09h00 à 11h00 Faculté Jean Monnet, Amphithéâtre I
Intervenants : M. Tabrizi BEN SALAH, Professeur de Droit International M. Daniel DORMOY, Président du réseau francophone de Droit International, M. Sélim EL SAYEGH, Directeur du CADMOS M. Nassif HITTI, Ambassadeur de la Ligue des Etats Arabes M. Joseph MAYLA, Recteur de l’Institut Catholique de Paris M. Paul TAVERNIER, Professeur de Droit International
Faculté Jean Monnet, Université Paris XI Sud 54, Bd Desgranges, Sceaux, RER Robinson
Chronologie du Liban
Depuis l'assassinat le 14 février de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri hostile à l'occupation du Liban par la Syrie, pays mis en cause dans l'attentat, les manifestants se rassemblent chaque soir au centre de Beyrouth pour exiger la vérité sur cet assassinat, demander la démission du gouvernement pro-syrien, qui rejette toute responsabilité dans cet acte, et exiger le retrait des quelque 14 000 soldats syriens stationnés sur le territoire libanais. Le 28 février, le Premier ministre Omar Karamé démissionne sous la pression de l'opposition et de dizaines de milliers de manifestants. Le 5 mars, le président syrien Bachar al-Assad annonce le retrait des troupes syriennes en deux étapes sans préciser de calendrier. Un premier redéploiement est effectué vers la plaine de la Békaa et la frontière syrienne à partir du 8 mars. Ce même jour à Beyrouth, 400 000 personnes manifestent leur soutien à la Syrie à l'appel des partis chiites Hezbollah et Amal. Le 10 mars, Omar Karamé, reconduit dans ses fonctions par le président libanais pro-syrien Emile Lahoud, propose à l'opposition de former un gouvernement d'unité nationale. Elle refuse et organise, le 14 mars à Beyrouth, une contre-manifestation réunissant près d'un million de personnes pour réclamer le départ du président libanais et des services de renseignements syriens installés au Liban
Chronologie de la guerre à aujourd’hui
La guerre : 1975-1989
L'après-guerre
1992: Rafic Hariri est nommé Premier ministre. Elections législatives partiellement boycottées par les chrétiens (taux de participation de 20%). Octobre 1998: le parlement élit le commandant en chef de l'armée, Emile Lahoud, au poste de président de la République. Un mois plus tard, celui-ci évince Rafic Hariri du poste de Premier ministre et nomme Salim Hoss à sa place.
Mai 1999: trois jours après son élection au poste de Premier ministre israélien, Ehud Barak annonce son intention de retirer l'armée israélienne du Sud-Liban avant un an.
Février: Intensification des affrontements entre le Hezbollah et l'armée israélienne. 2001 Juin: retrait partiel des troupes syriennes de Beyrouth et de ses environs. En vertu de l'accord de Taëf (1989) qui a mis fin à la guerre civile, l'armée syrienne aurait du se retirer de Beyrouth en 1992. Août: vague d'arrestation de militants chrétiens anti-syriens, accusés de complot contre la sécurité du Liban.
Novembre: les Etats-Unis rendent publique une liste de groupes terroristes incluant le Hezbollah et demande à Beyrouth de geler les avoirs du mouvement islamiste. Le gouvernement libanais, qui considère le Hezbollah comme une organisation de résistance et non un groupe terroriste, rejette la demande américaine.
24 janvier 2002: l'ex-chef de guerre chrétien Elie Hobeika est tué dans un attentat à la voiture piégée près de Beyrouth. Il était considéré comme l'un des responsables des massacres de Sabra et Chatila.
11 mai: les Etats-Unis imposent des sanctions économiques contre Damas et réclament le retrait du corps expéditionnaire syrien. 28 août: le gouvernement libanais annonce un projet d'amendement de la Constitution pour prolonger le mandat du président Lahoud. Deux jours plus tôt, le président syrien Bachar al-Assad avait convoqué le Premier ministre Rafic Hariri, pour lui signifier la volonté de Damas. 6 septembre: opposés à l'amendement de la constitution, quatre ministres démissionnent du gouvernement. 21 septembre: le député et chef druze Walid Joumblatt lance une pétition remettant en cause la prolongation du mandat du président Lahoud. 20-29 septembre: redéploiement de quelque 3 000 soldats syriens qui retournent en Syrie. 20 octobre: démission de Rafic Hariri. Le député pro-syrien Omar Karamé forme le 26 un nouveau gouvernement. 13 décembre: pour la première fois depuis 1975, toutes les tendances de l'opposition lancent un programme commun dénonçant la tutelle syrienne et appelant à la démission du gouvernement.
2005 14: un attentat à l'explosif à Beyrouth contre Rafic Hariri fait 18 morts. L'opposition exige une enquête internationale sur cet assassinat. Le lendemain, le Conseil de sécurité de l'Onu demande à Kofi Annan un rapport sur les circonstances de la mort de l'ancien Premier ministre et réclame le retrait des troupes syriennes du Liban. 16: début de manifestations quotidiennes de l'opposition contre la présence syrienne. Bachar al-Assad à retirer l'armée syrienne du Liban. 24: les gouvernements libanais et syrien annoncent un redéploiement des troupes syriennes vers la plaine de la Békaa (est). Arrivée à Beyrouth de l'équipe de l'ONU, dirigée par l'Irlandais Peter Fitzgerald, chargée d'enquêter sur l'assassinat de Rafic Hariri.
Chronologie des évènements depuis le terrible attentat du 14 février
Jeudi 24 mars : Remise du rapport de l’enquête sur l’assassinat de Rafic Hariri, par la Commission d’enquête de l’ONU. Mercredi 23 mars : Attentat à Jounieh (Mont-Liban). Bilan : 3 morts et 4 blessés Samedi 19 mars : Attentat à la voiture piégée à Beyrouth : neuf blessés Jeudi 17 mars : Omar Karamé annule une manifestation des pro-syriens pour renforcer le "dialogue" Vendredi 4 mars : "Révolution du Cèdre": un avant-goût de liberté sur une voie semée d'embûches
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